Ah! Sillans... Tram-train

Chemin de Fer du Vivarais

Les 33 kilomètres du Chemin de Fer du Vivarais  reliant la vallée du Rhône à la montagne ardéchoise, faisaient autrefois partie du réseau des Chemins de Fer Départementaux (CFD).

En 1886, pour des raisons économiques, les ingénieurs décidèrent de construire, une voie étroite (écartement d'1m entre les rails) dont le tracé Tournon-Lamastre longerait le relief de la vallée du Doux.

1000 ouvriers armés de pelles, de pioches et d'un peu de dynamite bâtirent alors 20 km de murs de soutènement, 8 viaducs maçonnés et 4 tunnels : un véritable travail de forçats réalisé à dos d'âne et à dos d'homme ! L'inauguration de la ligne eut lieu le 12 juillet 1891. Les locomotives à vapeur tractaient alors des trains mixtes transportant à la fois des voyageurs, des marchandises (essentiellement du bois) et le courrier postal

 

Pour des raisons de "sécurité", nous risquons de perdre ce petit bijoux !

       

 

Le Chemin de Fer du Vivarais préserve 149 véhicules dont 35 classés " Monuments Historiques ". Les fleurons de ce parc d'exception sont sans conteste, les 6 locomotives à vapeur de type Mallet, nées entre 1902 et 1932.Parfaitement adaptée aux voies étroites de montagne, la machine repose sur deux châssis (l'avant mobile, l'arrière fixe), cette articulation lui permet de suivre des courbes serrées (100m de rayon). De plus, la vapeur alimente successivement un jeu de cylindres haute-pression, puis un jeu basse-pression. Cette récupération de l'énergie motrice propulse ces locomotives, pesant 48 tonnes et tractant des rames de 250 tonnes, sur des rampes de déclivité de 20mm/m !

 

   

    

Dans la cabine, le " chauffeur " enfourne dans la chaudière 1,2 tonnes de charbon à la montée (0,2t à la descente) et s'assure de la consommation d'eau (6 à 8000 litres pour monter, la moitié pour descendre). Quant au " mécanicien ", il conduit la machine et vérifie la pression ainsi que les 50 points de graissage avant le départ. La mise en chauffe d'une locomotive nécessite quatre heures de travail préparatoire.Conçus pour les voies ultra-légères et un service très rapide, les 4 autorails "Billard", engins diesel des années 1930 (appelés à tort " Michelines "), ont une puissance de 80 et 150 chevaux et peuvent atteindre la vitesse impressionnante de 55km/h !

 

 

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