fevrier2003

Bièvre et Sillans : les communications et le train-tramway de villages à villages . Le choix de la région : les autocars sur tous les fronts...

Nous défendons les idées suivantes : transformer la circulation interne du village; trouver des solutions pour que la circulation automobile soit diminuée ; diffuser l'idée du train-tramway de la Bièvre.

Au niveau du village . Actuellement, la modification de l'axe est-ouest, ancienne route dans Sillans, améliore la présentation du village, mais ne donne pas toutes satisfactions pour la sécurité. Les camions qui rejoignent la Z.A.C. malheureusement située en cul-de-sac contre la colline, perturbent 200 personnes et apportent un risque d'accidents graves. Il faudrait composer avec 10 personnes pour que le dégagement par l'ouest, le long du village, perpendiculairement à la grand-route libère des dangers et nuisances. Cela est possible car les compensations matérielles doivent exister pour corriger cette erreur...Dans le centre du village, la circulation automobile se densifie, et donc les risques augmentent car les rues sont étroites et se coupent à angle droit et visibilité reduite. La responsabilité du citoyen devrait être plus grande.Il doit associer la marche à pied à la vie moderne... Ne vaudrait-il pas mieux transformer ce centre en zone piétonne, l'embellir d'arbres et de bancs, et voir les enfants de l'école circuler à pied ou à vélo plutôt qu'entre les voitures ? Evidemment, les morcellements des extensions du village en zones desservies par des impasses, n'arrangent pas ni le contact entre habitants, ni l'idée de l'utilisation d'autres moyens de locomotion que ce tank moderne où chacun se croit en sécurité, jusqu'au jour ou… Avec des réalisations non souhaitées, donc des raisonnements controversés, les corrections à venir seront de plus en plus difficiles.

Au niveau de la Bièvre.L'idée du train-tramway, reliant les villages entre eux, est à défendre. Il permettrait de rejoindre le réseau principal autrement qu'en voiture. Et il ne s'agit pas seulement du village, mais du canton, de la région... L'orientation des grandes réalisations ne va pas dans le sens souhaité dans cet article. En haut lieu l'idée est de mettre la voie ferrée contre l'axe de Bièvre...Quand la mairie ne sera plus qu'un bureau cantonal, que le canton sera aux ordres de la région, (qui ne fait que de la politique) il sera difficile de demander des modifications.

Philo... Et le bruit du train disent déjà les habitants les plus proches ? Et bien, il est ponctuel, moins élevé et polluant que les voitures qui démarrent. Mais ce train feraient perdre cinq précieuses minutes sur les trajets…perdues de toutes manières sur le calme du transport envisagé : ce vieux tacot remis à la mode.Pourtant la promesse d'un "laser" bloqué le long de l'axe routier ne fait plaisir qu'aux voyageurs de l'aérodrome(ce n'est pas certain car beaucoup sont en voiture : grandes distances, grand parking, grands travaux, grand commerce…) Plaisir aussi à la foire de Beaucroissant, deux fois par an, et ce n'est pas sûr. N'arrangera la gare de Rives (qui est saturée de voitures), qu'à condition de construire d'énormes parkings "quelque part", où les gens poseront leur voiture qui aura juste démarré et roulé sur de faibles distances. Là aussi, le petit parking complémentaire et à vélo de la petite gare de village devrait suffire si les gens raisonnables se prêtent au jeu. Autre avantage du train-tramway de la Bièvre : il permet de circuler facilement, donne à tous l'opportunité de visiter le village d'à coté, tout en renforçant l'activité économique locale.

L'histoire . L'ancienne voie ferrée sous forme d'axe est-ouest, facile à réutiliser est bien en place, desservant beaucoup de villages. L'axe nord-sud, du tramway Lyon- Saint-Marcellin par La-Côte-St-André, Viriville et Roybon avait été créé en 1897 pour des raisons économiques et sociales. Il a été complété par la ligne de Saint-Jean-de-Bournay au Grand-Lemps, via La-Côte. C'était donc un excellent quadrillage. Ces voies qui existaient ont été supprimées en 1935 pour des raisons de rentabilité, et les problèmes créés à ce moment n'ont été réglés qu'en 1995. Il est évidant que si l'on doit attendre aussi 60 ans pour remettre en place un système de communication identique mais amélioré, les villages actuellement devenus dortoirs enclavés et isolés auront gagné sur l'esprit d'une région agréable à vocation humaine .

Le choix . Il etait évident que la région regardant une action de grande ouverture, et tenant compte plus de l'économie régionale que du désir de quelques "nostalgiques" qui cependant ont les pieds sur terre, fasse un choix plus facile à réaliser. Plus facile parce que les hommes sont prêts pour servir dans ce choix. Si l'on tient compte de tous les véhicules , les cars , modernes ou non, sur lesquels il suffit d'un coup de peinture pour les rallier à l'idée maîtresse, les chauffeurs qui doivent assurer leur métier, les réparateurs et services d'entretiens en place, les marchands de combustibles et leurs taxes alimentant les caisses nationales , les artisans intégrés dans ce domaine pour ne pas perdre de clients, les liaisons évidemments courtes et morcelées, nécessaires pour rallier tous les villages devenus dortoirs, il est normal que les cars roulent. Et ça y est , ils roulent.

Pratique: le réseau Transisère est déjà fort de 1000 cars, 800 lignes, 18 millions de voyageurs annuels estimés, 5000 points d'arrêt. Les offres tarifaires sont bien étudiées, et en fait tout cela est fait pour offrir une complémentarité aux réseaux trains tramway qui se développent dans et autour de toutes les villes importantes.

Nous ferons tout de même quelques articles montrant les trains-tram ou tramways qui existent dans de nombreuses régions et qui sont parfois utiles en complément des réseaux existants (trains, cars ), et qui parfois présentent en plus un petit coté poétique ou attractif non négligeable. Ils étaient en place depuis longtemps et sont toujours rentables . Alors ?

A suivre. ---------------------------------------------J.C.SERMAY

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