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INCINERATEURS et la prise de position délicate... Il est généralement connu que l' on nous assène des vérités souvent mises à défaut par des contre-vérités...Avant de prendre acte, essayons de voir les différentes opinions, les textes déjà écrits, et n' oublions pas que la France est la championne du 49 contre 51. Et si la vérité était à 50 / 50 ? On redonne un léger avantage à l' incinérationà haute température, non développée dans ces textes. un complément d' informations -o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-février 2003-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o- D' abords quelques définitions retenues entre toutes celles des lexiques des spécialistes...et de onyx-environnement.com, dont l' enseignement est précieux. Incinération Bioréacteur Traitement
des fumées Gaz à effet
de serre Déchetterie Centre
de stockage des déchets (CSD) - les centres
qui reçoivent des déchets dangereux stabilisés
ou devenus inertes (dits de classe 1 en France), Valorisation énergétique
des déchets de l'eau, des gaz (CO, CO2, NOx, SO2, HCl), de la poussière minérale (cendres), des métaux lourds (plomb, cuivre, mercure, cadmium, nickel, arsenic), des molécules organiques (carbone...). Ces émissions peuvent être traitées par des mesures spécifiques, mais il n'en demeure pas moins que nombre d'entre elles présentent un potentiel toxique pour les hommes et l'environnement. Les problèmes sont cependant différents selon les polluants. -o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o- les Verts de l'Oise... Aéroport, incinérateur, même problème mathématique , ou , comme les bûches, certains aménagements réchauffent deux fois ! Aéroport et incinérateur possèdent un dénominateur commun. Ils sont tous deux implantés dans l’Oise et ils conduisent au rejet de gaz à effet de serre, en particulier le dioxyde de carbone autrement dit gaz carbonique. Petit problème d’arithmétique : quelle est la pollution engendrée par un avion de ligne ? Sachant que le réservoir d’un Boeing 747 contient 194 700 litres de kérosène, cela représente une masse de carburant d’environ 155 tonnes.Le kérosène, carburant embarqué dans les avions, est composé de carbone et d’hydrogène. Si l’hydrogène est plus abondant que le carbone, il intervient moins dans le calcul car sa masse est bien moindre que celle du carbone. Pour simplifier, admettons que la masse totale d’hydrogène représente 1 sixième de celle du carbone. Cela fait que notre avion embarque à son bord 133 508 kg de carbone. Sachant que 12 grammes de carbone dégage, par combustion, 22,4 litres de dioxyde de carbone, le calcul montre, par une simple règle de trois que l’avion de ligne cité rejette environ 249 216 000 litres de gaz carbonique dans l’atmosphère chaque fois qu’il consomme un réservoir de carburant. Les riverains de l’aéroport peuvent continuer le calcul en multipliant par le nombre d’avions décollant près de chez eux. Pour information, un Airbus 300 B 2 , appareil voisin de ceux qui assurent la navette avec l’Irlande possède des réservoirs d’une contenance de 75 350 litres. Mais les incinérateurs ne sont pas en reste. Sachant que la grande distribution répand sur le marché entre 20 et 25 mille de tonnes de sacs plastiques, les amateurs peuvent calculer la quantité de dioxyde de carbone (gaz carbonique) émis dans l’atmosphère si tous ces sacs passaient à l’incinérateur .On aimerait bien parfois se tromper dans ses calculs. -o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o- Disponible sur le site de L'European Climate Forum (ECF) www.european-climate-forum.net, cette analyse montre les dangers liés à un réchauffement climatique de 1,5 à 2 degrés par rapport à la période pré-industrielle. Du 27 au 31 octobre, une
soixantaine de scientifiques, d'actionnaires et de responsables politiques
de plus de 20 pays ont identifié les conséquences du
réchauffement climatique sur des endroits clés de la
planète. Le sud de l'Asie sera ainsi sujet à d'importants troubles sociaux quand apparaîtront de véritables réfugiés environnementaux, forcés de fuir leurs habitats historiques. Une hausse de 2,5°C de la température combiné à une baisse des précipitations sera menacera la sécurité alimentaire de l'Inde. Idem pour le Bangladesh. Aucune région ne sera épargnée
: Et les exemples sont légions.
La fonte de la banquise entraînerait avec elle la disparition
de l'ours polaire, de l'éléphant de mer, de certaines
espèces d'oiseaux marins et de phoques. Idem, encore, pour la
culture traditionnelle des Inuits. Des répercussions dans
tous les domaines, sur toutes les espèces : Plus au nord, la situation
est tout aussi grave avec le risque, pour la région amazonienne,
de voir son écosystème passer, à terme, de la
forêt tropicale à la savane suite aux actions combinées
du réchauffement et de la déforestation. Cette évolution
dramatique entraînerait des pertes considérables pour
la biodiversité et obligeant ses habitants à abandonner
leurs modes de vie ancestraux. En conclusion, Bill Hare souligne ainsi que "l'étendue et l'ampleur des risques liés à un réchauffement compris entre 1,5 et 2 degrés et identifiés lors de ce symposium à Pékin montrent à nouveau l'urgence que nous avons de débattre au niveau global des limites dans lesquelles l'humain peut peser sur le changement climatique." -o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o- L'incinération, c'est cher...Alors il faut tout faire pour bloquer ces gaz !- CHER ? FAUX, MAIS...- "Les incinérateurs, en particulier ceux avec traitement de fumées sont hors de prix. L'incinération coûte habituellement 5 à 10 fois plus que la simple mise en décharge..." - FAUX , MAIS - Il est certain que le coût de construction d'une usine d'incinération est supérieur à celui d'une décharge ou d'un centre de tri. Mais, en pratique, ce n'est pas le montant de l'investissement qui importe mais le coût total à la tonne traitée. Ce coût comporte les frais d'emprunt pour l'investissement, les coûts d'exploitation, y compris l'entretien des installations et le traitement des résidus, avec en déduction les recettes provenant de la vente d'énergie et des matériaux. Ce coût n'est pas beaucoup plus élevé que celui obtenu dans une décharge moderne dotée de membranes inférieures et supérieures et d'un système de mise en dépression pour captation d'une partie du bio-gaz. Il est en général inférieur aux surcoûts consentis pour le recyclage matière. C'est ainsi qu'en France, les barèmes d'aide au recyclage matière d'Eco Emballage ont été initialement calculés pour compenser leur surcoût par rapport à l'incinération. Quant aux décharges effectivement 5 à 10 fois moins chères que l'incinération, ce sont les dépotoirs d'autrefois constituées d'un simple trou, qui ont abondamment pollué les nappes phréatiques et continuent à le faire longtemps après l'arrêt de leur exploitation. -o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o- Greenpeace : La
planète croule sous une masse croissante de déchets.
Plutôt que de les recycler, les gouvernements et les industries
préfèrent les enfouir ou les brûler. L'incinération
est promue comme LA réponse aux excès de la société de
consommation. Le problème des déchets ne peut être résolu qu'en reconsidérant nos productions, en amont, dans une optique de réduction, de prévention et de précaution pour éviter de produire des déchets toxiques ingérables. Cette étape est indispensable au développement de véritables alternatives de gestion des déchets : réparation, réutilisation, recyclage et compostage. La Convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (POP) est une opportunité pour agir à la fois sur l'amont, par la remise en cause de la production de substances toxiques, et sur l'aval, par la remise en cause de l'incinération, premier émetteur de dioxines à l'échelle mondiale. La Convention POP a déjà plus
d'un an et les gouvernements qui l'ont signé comme la France
n'ont pas encore compris ni l'opportunité qu'il leur est offerte
de développer cette approche de précaution et de prévention,
ni l'obligation qui leur est faite d'agir pour réduire et éliminer
toutes les PRODUCTIONS de substances persistantes dont, en tout premier
lieu, l'incinération des déchets et l'industrie chimique
et pétrochimique du chlore. tiré de "carrefourlocal.org".- excellente étude ; Quelles sont les différences entre thermolyse et incinération ? Bien qu'elles soient parfois confondues, puisqu'il s'agit, dans les deux cas, de traitement thermique des déchets, les deux techniques sont radicalement différentes. Les principes sont différents L'incinération consiste à éliminer un déchet en le brûlant (température supérieure à 850° C). La thermolyse consiste à décomposer un déchet en le chauffant dans un four sans oxygène (température comprise entre 450 et 750° C). Les marchés sont différents L'incinération est adaptée aux gros gisements, aux grosses capacités (150.000 tonnes/an). La thermolyse est adaptée aux gisements moyens ou petits (- 50.000 tonnes/an). Les risques de pollution sont différents L'incinération génère un volume important de fumées polluées qui doivent être traitées. La thermolyse génère un volume de fumées moins important et moins pollué, puisque le chlore est capté en sortie de four. Le potentiel de reformation de dioxine est réduit. Les installations sont différentes Les usines d'incinération de grosses capacités sont toujours de grandes unités visibles nécessitant des investissements lourds avec des cheminées très hautes (20/25 mètres). Les installations de thermolyse de petite capacité sont de taille modeste avec des cheminées de 12/15 mètres. Elles peuvent être installées sans inconvénient à proximité de zones d'habitation. Les coûts sont différents ou plutôt les coûts sont adaptés à chaque cas Les coûts des usines d'incinération sont plus élevés pour des installations de moins de 50.000 tonnes que pour des unités de thermolyse de même capacité. Pour les grosses unités, l'incinération paraît plus compétitive que n'importe quelle autre forme de traitement. Les logiques politiques qui les sous-tendent sont différentes Le choix de l'incinération se justifie sur certains créneaux pour des raisons de coût de traitement, mais est aussi fondé sur le poids des habitudes, le prestige et l'influence des grands groupes qui la soutiennent. La thermolyse est un traitement de proximité qui s'inscrit dans une logique de réduction des coûts de transport, de multiplication des emplois de proximité et d'aménagement du territoire. Conclusion Thermolyse et incinération sont parfaitement complémentaires. Le saviez vous ? -o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
-o-o-o-suite-o-o-o- Autre étude intéressante et complète .
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